Société

Un Fonds d’Investissement des Jeunes (FIJ) pour pallier au chômage

A l’occasion du forum panafricain des jeunes tenu à Bujumbura, les jeunes africains regroupés au sein de l’Association pour une Jeunesse  Africaine Progressiste (AJAP) ont échangé sur différents thématiques dont celui de la création d’un Fonds d’Investissement des Jeunes (FIJ). Cela pour pallier au problème de manque d’hypothèques qui constitue un frein pour les jeunes quant à l’accès aux crédits.

Eric Nsengimana, représentant Afrique d’AJAP : « Après avoir observé le manque d’emploi, le manque de capitaux, le non accès aux crédits dus au manque d’hypothèques dont nous sommes victimes, les jeunes africains se sont retrouvés dans l’obligation de trouver les voies et moyens de sortir de cette situation »

« Après avoir observé le manque d’emploi, le manque de capitaux, le non accès aux crédits dus au manque d’hypothèques dont nous sommes victimes, les jeunes africains se sont retrouvés dans l’obligation de trouver les voies et moyens de sortir de cette situation », a indiqué Eric Nsengimana , représentant Afrique de l’Association pour une Jeunesse Africaine Progressiste (AJAP) .Sur ce , a expliqué M.Nsengimana , les jeunes africains ont opté pour la mise en place d’un Fonds d’Investissement des Jeunes (FIJ ) . Ce dernier sera constitué des cotisations des membres à raison de 5000 FBu pour les jeunes membres de L’AJAP-Burundi  et de 30 USD pour les jeunes membres de l’AJAP des pays  étrangers .Il a fait savoir que les cotisations sont collectées une fois pour toutes. Il a indiqué qu’avec 80 000 membres que compte l’AJAP, avec une cotisation de 5000 FBu par tête, l’association pourra collecter 400 millions de FBu . D’après lui, avec ce capital, plus de 200 projets pourront être financés. Il

A la question de savoir à quelle hauteur sera financé un projet présenté par un membre qui a cotisé 5000 FBu seulement, M.Nsengimana répond que le projet peut être financé même à hauteur de 12 millions, 28 millions ….Pour lui, le financement dépendra de la pertinence du projet. Il ajoute également qu’AJAP dispose d’experts en matière d’élaboration des plans d’affaires qui aideront les jeunes à éviter que leur entreprise ne tombe en faillite au stade embryonnaire. Ne bénéficieront de ce fonds que les membres qui sont reconnus responsables. « Un membre reconnu voleur par exemple ne bénéficiera de ce fonds », avertit M.Nsengimana.

Changer de mentalités pour le développement

Amon Rwasamanzi, un jeune rwandais qui a participé au forum indique que le chômage est une question mondiale qui affecte beaucoup les jeunes .D’où, il les invite à combattre celui-ci avec toute ses énergies. Pour y parvenir, la combinaison des efforts serait une arme efficace si elle est bien faite. La faisabilité dont il parle ici consiste à se regrouper en coopératives. Il témoigne : « Au Rwanda, le taux de chômage va decrescendo, car la majorité de la population s’est regroupée en coopératives » .Il indique qu’il y a des coopératives pour femmes, pour hommes, pour jeunes, pour les gens qui vivent avec un handicap et même pour les vieux. Il ajoute que le gouvernement contribue aussi. Des réunions et des séances de formations en matière de coopératives sont organisées à l’ endroit des communautés. Pour les rwandais, l’adage français « L’union fait la force » est devenu leur devise. Le gouvernement exige de la population de faire un premier pas pour qu’il fasse le 2ème dans votre projet, indique M.Rwasamanzi. Il indique que, par exemple dans l’agriculture, si vous avez cultivé, le gouvernement vous donne soit du fumier soit des semences.

Amani Kamanda, un jeune congolais qui avait pris part au forum déclare : « Je suis d’accord avec ceux qui disent que la jeunesse est l’espoir de demain, mais chacun a besoin d’être responsable dès aujourd’hui pour que chaque jeune prépare son avenir, car chacun a son destin et il n’y a personne qui prépare un destin

Amani Kamanda, un participant au forum : « Les jeunes peuvent changer et développer ce monde »

pour un autre ». Pour lui, les jeunes doivent être accompagnés et soutenus dans toutes leurs initiatives. Cela pour que les potentialités qu’ont ces jeunes amènent les Etats africains à aller plus loin et à se développer .Il souligne que les jeunes africains doivent être des acteurs et non des spectateurs .Ils doivent s’asseoir ensemble afin de dégager les pistes de solutions pour sortir du chômage qui les hantent. « Les jeunes peuvent changer et développer ce monde », a-t-il affirmé. C’est pourquoi nous demandons à l’Union Africaine de créer des fonds pour financer les initiatives des jeunes africains

Rappelons qu’à côté de la question de la mise sur place d’un FIJ, d’autres thématiques qui ont été traités sont : L e rôle des jeunes dans le renforcement de la paix et de la démocratie, l’intégration des jeunes dans les organes de prise de décision, le travail des mineurs et le sous-développement en Afrique ,les questions de la jeunesse face à la consommation des stupéfiants et au terrorisme , le système éducatif , le marché de l’emploi en Afrique et la sante sexuelle reproductive .

A propos de l'auteur

Mathias Ntibarikure.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

http://burundi-eco.com/wp-content/uploads/2017/09/Journal-Burundi-Eco-nr-262-du-vendredi-15-Septembre-2017-Mailling.pdf

    Abonnez-vous à notre newsletter

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.

    Facebook

    Facebook par Weblizar Powered By Weblizar

éditorial

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Les amateurs de la sainte mousse préoccupés

Le manque de bière pour un Burundais est comme le manque de pain pour un Français. Malheureusement depuis un certain temps à Bujumbura comme à l’intérieur du pays, le manque de certains produits Brarudi se fait remarquer. Il est toujours difficile de se procurer certains produits de la Brarudi, notamment la Primus 72 cl et l’Amstel 65 cl. Ces produits se raréfient depuis un certain temps.