Editorial

C’est toujours le consommateur qui encaisse

Plus les années passent, plus les choses changent en ce qui est de la hausse des prix des produits de première nécessité, des produits alimentaires, du carburant, de l’électricité à la quelle s’est ajouté ces derniers jours les frais de stationnement. La situation n’est pas si simple au moment où l’enquête sur les conditions de vie des ménages 2014 a montré que deux sur trois personnes au Burundi vit en dessous du seuil de pauvreté.

Bella Sonia Ndamiye, Rédactrice en chef a.i

L’annonce de la hausse des prix de l’électricité par le ministère de l’Energie et des Mines pour  fin août vient empirer les choses. Les messieurs tout le monde qui arrivent à peine à trouver de quoi nourrir leurs familles pourront t-ils se sacrifier juste pour l’électricité ? Sûrement qu’il y aura des consommateurs qui vont abandonner l’énergie électrique, car ils ne vont pas supporter la facture. Bien que le manque d’accès à l’électricité au Burundi et ailleurs dans le quart monde reste l’un des freins les plus importants au développement du pays et à sa prospérité, le mieux serait d’accéder à l’énergie mais à des prix abordables. Même la croissance des entreprises, la création des emplois et la fourniture des services essentiels à la population sont impossibles sans un accès abordable à l’électricité.

L’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) considère l’énergie comme un besoin fondamental. Cependant, la hausse des prix de l’électricité va impacter non seulement les consommateurs et les producteurs, mais aussi l’économie du pays. Cela est justifié à plus d’un titre. En effet, si on revoit à la hausse l’énergie qui est un facteur de production pour toutes les unités de production du secteur économique, il y aura un coût additionnel à la production. Et quand il y a un coût additionnel à la production, l’industriel, l’artisan ou le manufacturier vont augmenter proportionnellement les prix parce que la tendance sera de revoir les prix de leurs produits et services.

Le gouvernement devrait prendre des mesures contre les risques potentiels d’une explosion sociale si on continue ponctionner les poches des citoyens, sans aucune mesure d’accompagnement, comme l’indexation des salaires au coût de la vie.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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éditorial

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D’une histoire datant de la période coloniale, le café est un atout pour la réduction de la pauvreté et l’augmentation de la croissance économique au Burundi. Initier dans le cadre de développer l’agriculteur par lui-même, le café est la principale culture d’exportation du pays. Il représente environ 60 à 70 % de la valeur des exportations totales. Le café burundais est classé premier au monde par sa qualité (fully washed). Un autre avantage pour qu’il reste le principal pourvoyeur de devises au Burundi.