Transport

Les réponses et solutions aux questions qui hantent le secteur du transport sont-elles pour demain ?

Nous sommes à la septième et dernière étape de notre dossier Mobilité et transport des personnes. A la première étape en mars dernier, le journal Burundi Eco a donné un aperçu général du transport des personnes à travers les interviews du DG du ministère des Transports, du DG de l’OTRACO et de l’Association des Transporteurs du Burundi (ATRABU). Dans les dossiers qui ont suivi, Burundi Eco a passé en revue en long et en large les points forts et les points faibles des autres moyens de déplacement comme les taxis-vélos, les tuk-tuks, les taxis-voitures, les taxis-motos ainsi que ceux des nombreuses gares routières. Tous les articles consacrés à la mobilité sont publiés sur le site www.burundi-eco.com, dans la rubrique « transport ».

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Jean Claude Mpawenimana, directeur général des Transports, des Travaux Publics et de l’Equipement : « La commission a déjà terminé son travail et le rapport a été transmis à qui de droit pour analyse »

Lors de l’interview réalisée au mois de mars 2017, le DG des Transports a indiqué qu’une Commission mixte a été mise en place pour étudier tous les problèmes liés au secteur de transport, un rapport et les conclusions des travaux de la Commission devant être publiés dans les 4 semaines.

Aujourd’hui, 6 semaines plus tard, la commission semble avoir terminé ses travaux mais les conclusions ne sont pas encore publiées. Quelles sont les attitudes des participants de la Commission ? Commençons avec l’Association des Transporteurs du Burundi, ATRABU ?

Il nous faut dresser un aperçu général sur quelques problèmes relevés par les transporteurs dans le but de valoriser le secteur. Selon Charles Ntirampeba, secrétaire général de l’Association des Transporteurs du Burundi (ATRABU), l’élément qui fait souffrir le transport rémunéré est celui du charroi vétuste nécessitant son remplacement. Il estime que la révision de l’ordonnance de 2008 interdisant l’importation des bus main gauche (moins chers) pourrait être une des solutions à ce problème. Un autre sujet préoccupe l’ATRABU, c’est celui de « l’exonération d’impôts et taxes sur l’importation des bus main droite ( plus chers) ainsi que des pièces de rechange devenus de plus en plus chères serait une des voies de sorties de ce manque de bus neufs », propose-t-il. M. Ntirampeba insiste également sur la nécessité de créer un « Fonds de garantie » et un centre d’étude sur la qualité des pièces de rechange importées dans le pays. Les autres associations comme celles des taxis-vélos, des taxis-voitures, des tuk-tuks et des taxis-motos convergent sur la demande de la levée de la mesure d’interdiction à ces moyens de transport de circuler dans tous les coins du centre-ville et de travailler 24 heures sur 24 heures. Les associations des taxis-vélos et des taxis-motos reconnaissent que certains de leurs membres ne maîtrisent pas le code de la route et souhaitent qu’un centre d’encadrement sur la sécurité routière puisse voir le jour afin de pallier à ce défi.

Est-ce que la commission a répondu aux questions et attentes des transporteurs ?

Jean Claude Mpawenimana, directeur général du ministère des Transports, des Travaux Publics et de l’équipement précise que la commission a déjà terminé son travail et que le rapport a été transmis à qui de droit pour analyse. A toutes inquiétudes soulevées par ceux qui opèrent dans le secteur de transport relatives notamment à la création d’un « Fonds de garantie », il s’est réservé de tout commentaire tout en signalant que c’est l’une des préoccupations du ministère. Et d’ajouter : « Si on met en place un fonds de garantie, qu’est-ce que les opérateurs dans le secteur vont donner à leur tour comme garantie ! ». Pour ce qui est de l’interdiction de l’importation des bus main gauche, de l’exonération d’impôts et taxes sur l’importation des bus main droite et des pièces de rechange, M. Mpawenimana est on ne peut plus clair là-dessus. « Ce n’est qu’un alibi. Il y a une agence de promotion des investissements (Agence de Promotion des Investissements=API) qui a été mise en place par le gouvernement afin d’octroyer des facilités aux investisseurs. L’agence est disponible également pour ceux qui veulent investir dans le secteur du transport. Aussi, exonérer les produits ne relève pas de la compétence du ministère des Transports », lâche-t-il. M. Mpawenimana souligne en outre qu’il existe des auto-écoles. Cela pour répondre aux associations qui réclament la création des centres d’encadrement sur la sécurité routière de leurs membres. Il annonce par ailleurs que celui qui s’aventure à conduire tout en ne maîtrisant pas le code de la route devait être puni conformément à la loi. « Quant à la levée de la mesure d’interdiction de circuler au centre-ville et de travailler 24 heures sur 24 heures, ce sont des mesures prises par la Mairie et qui doivent être levées par celle-ci », rappelle-t-il.

L’ATRABU toujours sur sa soif

Charles Ntirampeba, secrétaire général de l’ATRABU et membre de la commission explique que les transporteurs ne sont pas satisfaits dans leur totalité par le travail de ladite commission. Il affirme que de leur part, les transporteurs aimeraient qu’on commence par étudier les questions nécessitant des réponses dans l’immédiat pour aborder le général après. « Pourtant la commission a abordé d’une manière globale toute la problématique du transport. Ce qui suscite des doutes même pour les solutions à y apporter », s’inquiète-t-il. Cependant, il se réjouit quand même que la commission réclamée depuis longtemps a été mise en place et qu’elle a commencé les travaux.

Une bonne initiative de l’ATRABU souillée
L’Association des Transporteurs du Burundi (ATRABU) avait initié depuis quelques temps un nouveau système d’aligner les passagers à la gare du marché central de Bujumbura. C’était dans le but d’éviter le désordre qui s’y faisait remarquer. Travail qui est effectué par les comités mixtes de sécurité. Les passagers s’en réjouissaient car les cas de vol avaient diminué. Les femmes enceintes, les mamans et les personnes vivant avec un handicap étaient priorisés sur la file d’attente. Regret aujourd’hui chez certains passagers qui témoignent qu’il suffit de glisser un billet à ces agents du comité mixte desécurité pour occuper le devant de la file. Egalement certains chauffeurs de bus flirtent avec les agents ci-haut cités. Ils font des arrangements de nature à perturber l’ordre prévue aux files d’attente. Charles Ntirampeba, secrétaire général de l’ATRABU qualifie ces faits de corruption. Il déplore un tel comportement qui salit l’association. Cela ne doit pas passer inaperçu. « L’association va faire des investigations et, si le mal est constaté, les auteurs seront sanctionnés », conclut-il.
A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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